Olikrom cité dans l’Express : Camouflage de blindés,… : les brèves découverte

Les pigments développés par la société OliKrom changent d'aspect en fonction de la température, de la luminosité ou de la pressionCamouflage intelligent, outils néandertaliens, édition du génome… Les dernières avancées de la science

Un noir moins intense, des formes un peu plus géométriques … Le nouveau camouflage des blindés français – présenté le 10 octobre dernier – promet d’être dix fois plus efficace que l’ancien. Mais ce n’est pas encore assez pour l’armée qui poursuit sa recherche de revêtements sophistiqués, capables de s’adapter tout seuls à leur environnement. L’industriel de l’armement Nexter travaille ainsi sur des tuiles de pixels dont les teintes sont générées automatiquement par un système de capteurs et d’algorithmes.

L’armée s’intéresse aussi aux pigments intelligents fabriqués par la société bordelaise OliKrom. Ces substances, que l’on peut intégrer dans une peinture ou de l’encre, changent de couleur en fonction de la luminosité, de la pression, de la température… « Nous reproduisons des changements d’état et des réactions chimiques observées dans la nature. Il n’y a rien de magique », explique Jean-François Letard, le patron de la société.

Cette science, qui mobilise photochimistes et experts en thermodynamique n’offre pas une gamme de couleurs aussi étendue qu’un écran de télévision, mais ses applications sur le champ de bataille sont nombreuses. En plus d’offrir un camouflage efficace aux soldats et aux véhicules, les pigments d’OliKrom changent de couleurs sous l’effet d’un laser. Ils permettent donc de distinguer les troupes amies des troupes ennemies. Ils pourraient aussi aider au repérage des micro fissures dans les gilets pare-balles ou la carrosserie des véhicules. En changeant d’aspect, ils avertiraient les militaires ayant été exposés à des substances toxiques. Enfin, utilisés en spray, ils serviraient de cible ou de repère d’atterrissage pour un drone … Rien n’est encore déployé sur le terrain, précise Jean-François Letard. OliKrom n’a plus qu’à faire travailler sa matière grise. S.J 

Lien vers l’article original de l’Express