Article Le Parisien : Les entreprises qui recrutent en Nouvelle-Aquitaine en 2019

Le Parisien vous propose un tour d’horizon des offres d’emploi pour trouver ou changer de job en 2019. Voici notre top 5 des entreprises qui vont recruter en Nouvelle-Aquitaine, les métiers et les profils recherchés.

Les opportunités d’embauches pour 2019 sont nombreuses et concernent tous les secteurs. Quel que soit son niveau de qualification, des possibilités existent, y compris pour les candidats à la reconversion. Région par région, nous avons établi un top 5 de ce qui constituera, selon nos informations, les plus grosses opérations de recrutement cette année. Focus sur la région Nouvelle-Aquitaine, où le secteur de la fibre optique va créer 3800 emplois.

Notre top 5 des entreprises qui recrutent en Nouvelle-Aquitaine

1. CDiscount (vente à distance) à Cestas (Gironde) 
– Nombre de postes: 307
– Profils: métiers de la logistique, de la vente, de l’informatique, fonctions support
– Date: En cours

2. CGI France (logiciels) au Haillan (Gironde) 
– Nombre de postes: 253
– Profils: informatique, développeurs, consultants
– Date: En cours

3. Keolis (transports urbains) à Bordeaux et Agen 
– Nombre de postes: 225
– Profils: conducteurs de bus, tram, techniciens, fonctions support
– Date: En cours

4. Futuroscope (parc d’attractions) à Jaunay-Clan (Vienne) 
– Nombre de postes: 201
– Profils: accueil, animation, restauration, vente
– Date: En cours

5. Lauak (groupe aéronautique) à Hasparren (Pyrénées-Atlantiques) 
– Nombre de postes: 120
– Profils: chaudronniers, soudeurs, technicien
– Date: En cours

 

LE SECTEUR D’AVENIR. La fibre optique

« Il nous faut des bras, nous manquons vraiment de personnel ! » Étienne Dugas, président d’Infranum, qui regroupe tous les acteurs du numérique et du très haut débit, bat le rappel. L’enjeu est capital en Nouvelle-Aquitaine avec 3800 emplois à la clé en 2019 et, selon les projections, le double pour les deux prochaines années. « Le monde entier nous envie notre capacité d’emmener la fibre optique au fin fond des campagnes et pourtant, nous sommes en excédent de postes à pourvoir », constate-t-il, avec regret.

Une problématique sur laquelle Pôle emploi tente d’apporter son expertise pour détecter les nombreuses compétences requises : « La fibre optique représente une multitude de métiers : piqueteurs, négociateurs, dessinateurs, responsables de bureau, techniciens, câbleurs, dessinateurs, responsables de bureau d’études… Toutes nos agences recensent ces besoins et les candidats peuvent nous contacter », résume Anne Bellanova, directrice de la communication Pôle emploi en Nouvelle-Aquitaine.

« Nous avons conscience que s’il y avait bien un frein au développement du haut débit, c’est la pénurie de main d’oeuvre », surenchérit Mathieu Hazouard, conseiller régional délégué au numérique. « On assiste à une situation ubuesque, mais l’enjeu c’est de parvenir à ce que l’offre et la demande se rejoignent », poursuit-il. Un objectif qui passe par la formation, notamment dans les lycées professionnels : « Nous devons nous appuyer sur les jeunes pour imaginer avec eux les métiers du futur. »

Catherine Veyssy, vice présidente (PS) du Conseil régional en charge de l’apprentissage, expose sa vision : « Nous avons démarré des formations fin 2018 qui se poursuivent en 2019 dans les 7 départements de la région. Si nous devons faire face à un pic de main d’oeuvre pour la mise en place de la fibre, il faut aussi anticiper la suite, une fois qu’elle sera posée sur l’ensemble du territoire. Cela représente également beaucoup d’emplois. »

« Nous avons vécu la même situation avec le chantier de la ligne à grande vitesse (LGV) il y a quelques années, continue Catherine Veyssy. Du coup, notre stratégie dans les lycées professionnels et les centres de formation des apprentis doit reposer sur la polycompétence de la future main d’oeuvre », conclut elle.

En Nouvelle-Aquitaine, d’ici 2022, plus de 1,6 million de foyers devront être connectés à la fibre optique. La Région a investi 229 millions d’euros dans cette perspective.

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LA PÉPITE. Olikrom veut voir plus loin

La peinture de Olikrom augmente la visibilité de 50 à 100 m. /Olikrom

La peinture de Olikrom augmente la visibilité de 50 à 100 m. /Olikrom


En 2009, quand Jean-François Letard, ingénieur au CNRS, quitte la prestigieuse institution scientifique pour créer seul sa petite entreprise à Pessac, il sait que le chemin sera compliqué. Pourtant, en moins de 10 ans, sa start-up s’est hissée dans le top 10 mondial des matériaux « intelligents » avec la création d’une peinture révolutionnaire. « Nous sommes les seuls au monde à maîtriser cette technologie que nous concevons à 100 % dans notre laboratoire », indique le patron.

Olikrom a mis au point une peinture qui capture et stocke la lumière, via des pigments intelligents. Une fois la nuit tombée, elle devient éclairante par n’importe quel temps et augmente la visibilité de 50 à 100 m par rapport à une peinture classique. « Le test que nous avons effectué sur une piste cyclable de la ville est largement concluant, tout comme celui sur la RN 2 à Soissons, dans l’Aisne. »

Bluffé, le groupe Eiffage s’est associé à Olikrom pour commercialiser cette peinture du futur aux multiples applications pour la sécurité routière. « Nous attendons désormais une certification du ministère des Transports pour valider son utilisation sur les routes de France à grande échelle. »

La start-up girondine emploie une quinzaine de salariés, mais son fondateur est prêt pour changer de dimension. « Si nos prévisions se réalisent, avec une phase active d’industrialisation, nous devrions passer à un effectif de 100 à 150 salariés d’ici 5 ans. Et d’autres innovations devraient nous donner encore plus de poids dans le futur. »

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Économie>Emploi|Denis Granjou|04 février 2019, 6h33