PME-ETI L’idée lumineuse du girondin Olikrom

«  Les étoiles phosphorescentes dans les chambres d’enfants existent depuis longtemps !  » déclare Jean-François Letard, le patron d’Olikrom, implanté à Pessac (Gironde). Cet ancien directeur de recherche à l’Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux, satellite du CNRS, a mis au point une peinture phosphorescente qui emmagasine la lumière, naturelle ou artificielle, et la restitue la nuit.

L'idée lumineuse du girondin Olikrom

Le défi technologique consistait à ce qu’elle résiste au passage des véhicules, aux intempéries et à l’usure du temps :  » Nous avons su le relever grâce à une innovation que nous gardons évidemment secrète « , poursuit le dirigeant. Destinée notamment au marquage routier, cette peinture, qui entre en commercialisation, permet à un cycliste de voir jusqu’à 80 mètres devant lui en début de nuit, 30 mètres à la fin – la luminosité décroît au fur et à mesure de la nuit, pour disparaître après dix heures d’obscurité. Des mesures effectuées par l’Institut français des sciences et technologies des transports.

Grâce à cette innovation, Olikrom (14 salariés) espère embaucher entre 20 et 30 personnes d’ici à un an et demi. Il entend convaincre les collectivités territoriales pour leurs routes, hôpitaux, maisons de retraite, écoles. Et intéresser tous ceux qui peuvent être confrontés à la nécessité de rendre lumineux un endroit privé d’électricité, pour le faire évacuer. « Notre peinture est évidemment plus chère qu’une autre n’ayant pas les mêmes propriétés. Mais si on la compare au prix nécessaire à l’installation d’éclairage dans des zones isolées, elle devient très bon marché « , conclut Jean François Letard.

Lien vers l’article de l’Usine Nouvelle